DEFENSE : Rien de rassurant… C’est le moins que l’on puisse dire à l’issue de la XIIème université d’été de la Défense qui s’est déroulée la semaine dernière du côté de Bordeaux. L’initiative a réuni l’ensemble des spécialistes nationaux ou internationaux avec la présence de parlementaires, journalistes, entreprises du secteur de l’armement, militaires et même syndicalistes ; le tout sous l’oeil bienveillant d’un ministre qui vient de rempiler pour sauver le soldat « défense nationale ». Mais l’équation continue de relever de l’impossible. Certes, malgré la crise et l’engouement du gouvernement à vouloir réduire la dette publique, le ministre continue de peser pour ne pas laisser certains appétits se servir sur la bête. Mais la réalité est ailleurs et autrement. On n’en est plus à débattre de sanctuariser ou pas, ce qui reste d’une mission régalienne, autrefois bien mieux soutenue. Le verdict, car ce n’est plus seulement un constat, c’est que nos armées peinent depuis trop longtemps et ne sont plus en mesure d’assurer le rayonnement de la France, confrontés à des enjeux géostratégiques qui battent en brèche les prévisions les plus pessimistes du livre blanc. Tout va plus vite, plus loin et plus fort. La menace djihadiste met en péril nombre de pays africains et pourrait frapper à nos portes sous la forme d’un terrorisme qui prend racine dans la pauvreté et l’absence de repères. C’est vieux comme le monde diront certains, mais en avons-nous jamais pris la mesure pour tenter d’apporter les vraies réponses qui endigueraient cette escalade. En attendant, sous couvert de questions purement budgétaires et comptables, les pays d’une Europe qui se cherche, baissent la garde en matière de Défense. Nos armées sont ainsi constamment sollicitées pour des missions qui semblent relever de l’impossible tant que l’on n’aura pas consenti à réellement aider le continent africain à sortir de son asservissement historique. Nos concitoyens n’ont pas conscience de la gravité des évènements qui se déroulent, y compris à nos frontières : menaces sur des Etats constitués comme l’Ukraine après la Géorgie, menaces terroristes (Sahel, Syrie, Irak) etc. Dans un rapport parlementaire qui vient de paraitre, les auteurs estiment que la baisse purement comptable des effectifs militaires en Afrique, met notre crédibilité et notre efficacité en péril. Quant aux opérations récentes « Serval » et « Sangaris », leurs conditions d’exécution sont à ce point tendues, que l’on ne pourra longtemps parler de réussite dans leur déroulement. Alors on fait quoi ? La CFDT le demande depuis longtemps, il faut un vrai débat dans le pays pour que la France ne se découvre pas, pas avant que l’Europe de la Défense n’existe réellement en étant appuyée sur une politique extérieure commune. Et ce n’est pas pour demain… Luc SCAPPINI
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Dernière mise à jour : le 13/11/2017
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